Voyages de deux amoureux

12 mai 2011

On se contente des photos

Je n'écris plus vraiment sur ce blog.... On se contentera des photos pour le moment, car c'est un moyen bien pratique, pour que la famille et les amis en aient un accès facile. Pour les nouvelles je préfère les mails ou le courrier postal... un peu plus intimes.

Etant en France et vous voyant régulièrement de longs textes sur nos impressions ne se justifient plus... et puis y'a pas le temps...

Les photos restent mises à jour.

Eloi

Posté par thibel147 à 09:44 - 2011 France - Commentaires [1]


28 novembre 2010

Sophie Eloi et le petit Cézaire

Toujours à Nantes, sans grandes nouveautés.
 
Cézaire a sa première dent, bien coupante et aiguisée. Il pleure toujours aussi fort, se retourne dans tous les sens, rampe dans toutes les directions sauf la marche avant, tétouille les fruits, les légumes et le fromage de son papa et commence à dire papamama... enfin ses parents entendent ça. Cézaire se porte donc à merveille, fait du gras pour le rude hiver qui commence, et garde ses bonnes joues dorées. 
Les deux parents commencent à se retrouver un peu, à suivre un rythme et à voir un peu plus de monde. Sophie reprend plus activement sa recherche d'emploi, ce qui demande du temps pour être efficace.
Des photos ici
Eloi

 

Posté par thibel147 à 10:49 - 2010 France - Commentaires [0]

03 septembre 2010

Fin des vacances

La bande des trois voyageurs vient de boucler son deuxième tour de France en train de cet été, la voici au bercail pour une rentrée... non des classes... mais de « pôle emploi ». La classe !

Nous avons déjà raconté notre premier mois de vacances et le fameux Orléans Nantes en famille tandem, ici, en quelque lignes, notre second mois de vacances.
Trois semaines à Borrèze pour profiter pleinement de la famille Thibault et des amis de la région. Profiter du temps qui passe, piscine, jeux de société, cuisine et vélo pour digérer... un programme simple et agréable... trois semaines avec la belle-famille un petit peu long tout de même pour certaine jeune maman.

A la suite d'un court passage à Montauban et Toulouse, nous arrivons dans la Drôme, avec pour ces dix jours la famille Lauféron. Semaine mitigée à cause d'un léger accident de parapente qui me coûte une belle entorse et l'interdiction de marcher pour toute la fin août. L'affaire est toujours en cours, à qui la faute ? Le prof ? L'élève ? Mais avec le beau-père comme professeur... l'impartialité fait défaut... nous jugeons responsable une certaine motte de terre mal placée... Je fais appel.

Aujourd'hui donc rentrée des classes, et mise en route du plan d'action de recherche active d'un emploi à mi-temps cool bien payé intéressant éthiquement correct en centre-ville... ouvert pour un jeune terminant deux années sabbatiques sans expérience sans grande mot*** et sans voiture mais avec papier français et un jeune enfant...

Bonne rentrée à vous aussi.
Eloi

Posté par thibel147 à 18:49 - 2 Cyclo-camping - Commentaires [0]

17 juillet 2010

Tandem, Orléans-Nantes

Sept jours et nous retrouvons Nantes.
Fatigués, heureux, ravis, et comme tout cyclo-voyage riche d'une nouvelle mousson d'expériences.
Notre vagabond petit chemin de vie, nous mena depuis Nolwenn à Orléans, traça sa route sous le soleil et les orages par Blois, Tour, Saumur, Angers, pour atteindre Nantes où nous nous accordons un temps de repos. La traversée de ce quart de France, à trois, en tandem ; un morceau de rêve et de folie traversant nos vies ; nous ont ouvert les portes du voyage et du camping sauvage avec un bambin âgé de deux mois. Cézaire, toujours la mascotte de ses parents, grands-parents, amis et inconnus croisés, se trouve, du point de vue parental, grandi de cette aventure - ballade serait plus correcte. Ou ne serait-ce pas ses parents, qui avec le confort sommaire de ce périple, la légèreté imposée de leur paquetage et la nécessité de retrouver la simplicité du quotidien, n'auraient pas mûri, pris confiance dans le fiston qu'ils admirent ?
Tout cela se mélange.
Nous vivons nos rêves, souhaitons éclore ceux des femmes et des hommes qui s'en gardent encore et hésitent à se lancer, confiants, la tête en avant. Toujours dans le sens de nos convictions que nous vivons pleinement, cette expérience nous confirme que ni le matériel ni le financier ni les enfants ni la folie du projet ne sont des freins sérieux au voyage... mais vivre ce voyage entraîne l'acceptation d'un risque plus profond, le risque de remettre en cause bien de nos habitudes, et c'est là, à mon sens, que vient s'enfouir cette force dominante du renoncement aux rêves gambadeurs.

Un exemple anodin, lors du voyage un fond d'eau froide et un morceau de tissu suffisent à changer un nourrisson, au retour il nous paraît inévitable de se demander ce que nous allons faire des crèmes et des lingettes.

Moins anodin, après une semaine de vacances et 450 km en vélo, à la reprise pour aller bosser à 8 km (médiane française du trajet domicile-boulot)... une question embarrassante vient perturber nos habitudes...

Pour ne pas amplifier la divergence sur le sujet, j'en reviens au tandem. Nous remercions Nolwenn et Julien, propriétaires de cet engin farfelu. Nous apprécions le côté convivial et la facilité de dialogue liés au tandem, et nous sommes ravis et heureux d'avoir expérimenté ce moyen de locomotion. Mais nous ne sommes pas tombés amoureux du « double selle », trop lourd à nos goûts, plus fragile, moins polyvalent, et pour moi la liberté ressentie sur un vélo s'en trouve atténuée. Aujourd'hui nous pouvons choisir en connaissance de cause, après expérimentation, ce sera le vélo, encore merci.

Eloi

Posté par thibel147 à 11:11 - 2 Cyclo-camping - Commentaires [1]

30 juin 2010

grandes aventures

Que devenons-nous avec notre petit Cézaire ? Pas de grandes aventures jusqu'alors... mais à l'horizon les voilà qui pointent le bout de leur nez... et de leur guidon.

Ici, à Paris, Vanves plus précisément, nous préparons avec l'aide et l'expérience du nouveau grand-père Aïtité Lauféron, notre prochain voyage. Ce périple loin des excursions transcontinentales aboutissant à des bouts du monde plus surprenants les uns que les autres, nous transportera d'Orléans, ville inconnue de nos yeux, à notre récent et apprécié bercail nantais. La Loire nous accompagnera tout au long de ce court voyage - estimé à 400 km - et nous ouvrira, espérons nous, d'intenses moments de découvertes architecturale, naturelle, et particulièrement pour cette première, familiale.

Trois nouveautés, depuis notre parcours Villeneuve-Nice, se sont ajoutées au programme.... comme vous le savez un bébé, prénommé Cézaire, oscillant depuis mai du sein de sa mère au bras de son père, le camping avec notre bout de chou préféré risque de prendre une tournure légèrement différente.
Deuxième nouveauté, une acquisition matérielle, un cadeau de naissance, nous aidera dans le transport de cet enfant, je parle d'une chariotte enfant aménagée en chariotte bébé. Les premiers essais grandeur nature dans le bois de Clamart nous satisfont parfaitement - Voir les photos ici. Heureusement Cézaire apprécie, tout du moins ne manifeste aucun signe de désapprobation de son nouveau joujou.
Et enfin pour finir les nouveautés du jour, nous n'utiliserons pas de bicyclettes pour une fois !!! ni d'engins motorisés ! non !!. à pieds ?.. non plus... ni trottinette ni rollers ne seront de la partie... les skis de fond ?... bonne idée mais en juillet sous nos contrées bon courage... Un indice nous pédalerons... ensemble... sur un tandem que nous prêtent des amis habitant à Orléans - que nous remercions grandement.

 

En attendant le départ fixé au 9 juillet, nous menons notre petite vie familiale tranquillement, nous vivons avec les yeux émerveillés de jeunes parents les sourires de Cézaire, son attention toujours plus accrue, ses découvertes et émerveillements du monde qui l'entoure. Le week-end prochain, nous espérons pouvoir participer à un événement qui nous importe, la vélorution universelle, qui chanceusement se déroule à Paris cette année.

Eloi

Posté par phophienoisette à 18:15 - 2 Cyclo-camping - Commentaires [0]


13 mai 2010

Retour et bien plus encore

Un tout petit texte par manque de temps, et oui j'apprends les contraintes d'être papa, et surtout tous les bonheurs. Donc comme vous le savez nous avons quitté le Brésil, en février et nous nous sommes installés à Nantes depuis mars.

Cézaire est né à la maison le 7 mai 2010.

Tout le monde se porte à merveille. Voici des photos prises juste avant la naissance puis quelques-unes de la mascotte du jour.

Eloi

Posté par thibel147 à 15:38 - 2010 France - Commentaires [0]

11 février 2010

Bienvenue à GATTACA

"Se passer de voiture ?!! A vélo ! .. Impossible vous dis-je, lors de la saison pluvieuse des déluges s'abattent, des torrents envahissent la chaussée, personne ne sort... De vrais déluges tropicaux. Vous serez obligés de posséder une voiture pour vous protéger
"Bienvenue à Brasilia"

"Se passer de voiture ?!! A vélo ! .. Impossible vous dis-je, dans cette ville si particulière les distances sont phénoménales ; 10 km séparent les habitations des supermarchés, 50 km pour atteindre le marché de producteurs, au moins 20 km à parcourir pour se rendre dans le secteur des activités culturelles et pour couronner le tout les ambassades sont distantes de 20 km des premiers quartiers habitables"
"Bienvenue à Brasilia"

"Se passer de voiture ?!! A vélo ! .. Impossible vous dis-je, Brasilia conçue pour l'automobile, ne comporte que des voies rapides suicidaires pour les cyclistes. Les automobilistes, les fous du volants inconscients s'en donnent à cœur joie. Pour votre sécurité n'utilisez pas les vélos, c'est extrêmement dangereux" 
"Bienvenue à Brasilia"

"Se passer de voiture ?!! A vélo ! .. Impossible vous dis-je, pour rejoindre l'ambassade, la traversée d'un dangereux et immense terrain vague est inévitable. Des bandits dissimulés dans le branchage des arbres, en embuscades, sautent sur les inconscients qui ont le malheur de s'y aventurer, pour les dépouiller. Ne passez pas par là ! " 
"Bienvenue à Brasilia"

Quatre discours de bienvenue illustrant le point de vue des 'Brasiliens' sur leur ville, illustrant le manque de recul vis-à-vis de l'automobile et illustrant, pour finir, la peur globale et injustifiée de ses habitants. La peur...

Notre vécu maintenant.

Nous nous préparions à subir la mousson pendant 5 mois ; nous avons reçu, en réalité, quelques courts et violents orages. La douzaine de demi-journées légèrement pluvieuses nous rappelaient le crachin breton de notre pays. Attendues car rafraîchissantes sous ces chaudes températures, nous apprécions grandement ces rares pluies bienfaisantes.
Les 'Brasiliens', les automobilistes, transforment les réalités climatiques (et beaucoup d'autres), est-ce dû à leur enfermement à l'intérieur de boîtes roulantes ? Nous n'avons pas fondu sous le déluge annoncé, le nombre d'heures pluvieuses, plus faible qu'en France, n'entrave en rien le quotidien des utilisateurs de mobilité douce.

Les douze voies (2x6), la vitesse et le stress modifient, entre autres, la perception de l'espace et du temps, donc des distances parcourues. Culs-de-sac et échangeurs entraînent de multiples détours, allongeant les trajets de manière effrayante (x3) pour les véhicules soit disant rapides.
Par exemple les 20 km perçus et annoncés pour atteindre l'ambassade sont, à vélo ou à pied, réduit à trois kilomètres et demi, un jeu d'enfant à bicyclette, même enceinte dix minutes suffisent.

Leurs effrayantes voies rapides avec 8, 12 ou 14 voies !! renvoient le périphérique de la capitale française au rang de route secondaire. Certes pour une fois l'affirmation se justifie, les chauffeurs conduisent comme des inconscients, dangereusement, et avec agressivité ; des attaques délibérées ont régulièrement lieu. Mais heureusement pour les tranquilles et lents sous-développés de la motorisation, les trottoirs existent. A la question "la vitesse ou la vie" l'alternative raisonnable se prend aisément. Aujourd'hui à Brasilia peu d'automobilistes roulent sur les trottoirs ; sur ce large espace sans danger le cycliste, faute de mieux, peut se déplacer sans crainte.

Malgré la traversée quotidienne de ce légendaire terrain vague envahi de malfaiteurs, nous n'avons subi aucun braquage et les quelques passants aventureux, ou plutôt situés si bas dans l'échelle sociale et ne pouvant s'offrir le luxe d'une protection à roulette, croisés, ne montraient aucun signe de terreur. Ah si j'oubliais, Sophie s'est faite attaquer un matin.... par deux... deux oiseaux qui protégeaient leur progénitures ! Et personne ne l'avait prévenu de ce danger !

Quelles causes provoquent cette peur générale que nous jugeons injustifiée ? Média ? TV ? Faits divers ? Sur-sécuritéSur-sécuritéSur-sécuritéSur-sécurité ? Acculturation ? Isolement ? Individualisme ? Imperméabilité à l'étranger ? Nécessité de nationalisme ?
Beaucoup de tout cela à la fois...

Comme illustration voici d'autres dangers imaginaires, hors vélo cette fois.

"São Sebastão, une ville satellite de Brasilia, est dangereuse"
"A Cavalcante il y a peu de touristes c'est dangereux"
"Aller d'Alto-Paraisod'Alto-Paraisod'Alto-Paraisod'Alto-Paraiso ou de São Jorge à Brasilia en stop c'est dangereux"
"Brasilia, le soir dès que la nuit est tombée, il ne faut pas marcher dans les rues c'est dangereux"
"Il ne faut pas prendre les bus, ils se renversent, c'est dangereux"
"Il faut fermer les grilles, les barreaux des fenêtres, la porte à double tour, activer les alarmes sans parler du mur de 3 mètres qui entoure la maison avec à son sommet des fils électrifiés... pour éviter les vols..."

Dans certaines situations le gouffre entre leur peur et la réalité que nous vivons nous rappelle l'ironie. Quand un ami brésilien, à 22h et à 500m de l'immeuble nous dit sérieusement "Je vous ramène en voiture, il fait nuit ce n'est pas sûr ici", le doute et l'incompréhension s'installent, vivons-nous dans la même ville ?
Une seule peur est omise, un danger réel et pas des moindres... : la voiture ; ce n'est pas dangereux... non, c'est sacré... ha !

Nous n'allons pas nous attarder sur l'acculturation des villes brésiliennes. Pour résumer si, la tongue, le short, le bikini, la casquette à l'envers et les lunettes de soleil, si la bière, le fast food et le barbecue, si la crêpe sur la plage, les dominos et la musique star académie, si le 4x4, l'astiquage du 4*4 le dimanche matin et le tour des centres commerciaux nationaux le samedi après-m, et enfin si le fameux foot, son loto foot et son picolo foot... si vous appelez tout cela culture alors d'accord ce pays est culturel sinon il vous faudra chercher les quelques exceptions qui existent sûrement.

Pour finir quelques chiffres qui nous ont marqués :

- 60 à 80% de naissance par césarienne
- Brasilia, la ville au plus fort taux de divorce du Brésil
- Brasilia, la ville du Brésil au plus grand nombre de sectes
- Brasilia, la ville la plus policée du Brésil
- La vitesse en ville est limitée à 80 km à Brasilia
- 250m c'est la largeur de l'eixo monumental, l'un des axes routiers les plus larges du monde, qui traverse ou plutôt coupe Brasilia en deux.
- Plus de 40% de la population en sur-poids au Brésil.
- Le pays où les écarts entre les revenus sont les plus élevés de la planète
-  ...

Une expérience enrichissante tout de même, que je détaillerai au prochain et dernier épisode sur ce séjour.

Nous rentrons samedi....

Posté par thibel147 à 14:17 - 2009 Brasilia - Commentaires [2]

31 décembre 2009

Retour de vacances

Objectif "grand bol d'air et retour du moral" parfaitement atteint par cette agréable semaine de vacances brésiliennes à Vitória (ES). Rassurez-vous, pas (trop) de critique négative dans cet article, ne gâchons pas ce bon moment passé...
Rassurez-vous quand même, je n'ai pas trop changé, les critiques positives et surtout négatives pour les Brésiliens auront leur heure.
Si vous avez la fainéantise de lire, fainéantise compréhensible par la fatigue accumulée en cette période festive, allez donc directement vous détendre avec ces quelques photos qui parlent d'elles-même, toujours sur le blog. ICI.

Notre semaine de vacances - remercions tout de suite Roni et Uirá avec leurs deux jeunes enfants (6 et 20 mois) qui nous ont chaleureusement invité et accueilli pour ce noël brésilien - s'est divisée en deux périodes, la première chez la mère de Roni en petit comité (7 personnes, nous compris) et la deuxième, pour noël, dans l'immense maison en bord de plage d'un beau-frère où une grande partie de sa famille était présente (55 personnes environ).
Acclimatation, visite de certains lieux remarquables de la ville de Vitória, en particulier un parc agréable et le point culminant de la ville, visite d'une petite ville dans les terres et son musée-parc au colibri, siestes et stage bébé ont agrémenté ces premier jours.
Noël à la brésilienne, repas brésiliens qui riment avec barbecue, plage en matinée et en soirée, vélo, balade, sieste et rencontre avec la famille de Roni pas toujours en accord avec nos valeurs et façons de voir, constituent nos occupations de cette deuxième partie du séjour.

Nous sommes ravis d'avoir vécu une expérience, un noël dans une famille brésilienne, marquante pour nous par sa différence avec nos habitudes : barbecue, fruits tropicaux, bière, plage et jeu de cartes. Le partage avec Uirá (que nous avons rencontré à la bicicletada) et Roni nous a entièrement satisfait. Nous sentions que lui non plus ne retrouvait pas vraiment ses valeurs dans sa belle-famille et était ravi de notre présence. Chapeau bas à eux deux qui vivent volontairement sans voiture à Brasilia avec deux jeunes enfants, un exemple à suivre qui contredit les préjugés habituels.
L'expérience d'une ville brésilienne, une vraie avec de la vie, des gens dehors, des vélos, motos, voitures et bus en tous sens, l'utilisation d'un réseau d'autobus efficace, la pratique du vélo sans se sentir un extraterrestre, vivre un peu le Brésil et rencontrer des gens, nous ont remonté le moral au plus haut. A noter ici que le vélo est utilitaire, croiser des bicyclettes avec 2, 3 ou 4 personnes dessus est plus fréquent qu'avec une seule personne. Les chargements transportés dépassent ceux des pays d'Europe du Nord, bonbonnes de gaz, planches de surf sur la côte, montagne de bazar en tout genre, enceintes et basses de discothèque pour hurler des publicités... une grande diversité.

Point négatif, qui n'a rien à voir avec les Brésiliens mais seulement avec les premiers colons portugais qui ont fondé cette ville, la chaleur tournant quotidiennement autour des 35°C alliée à l'humidité marine produisent un air étouffant, moite et transpirant insupportable pour les pauvres européens blancs-blancs que nous sommes. Même l'invention des ventilateurs ne nous suffisait pas pour dormir paisiblement. Bref nous avons goûté aux chaleurs tropicales et nous sommes ravis de retrouver la fraîcheur (25-30°C) et l'air plus sec de Brasília.

Fin d'un petit résumé de nos vacances, les photos sont sur le blog.
Bonne année 2010, bises affectueuses de nous deux.

Eloi

Posté par thibel147 à 12:47 - 2009 Brasilia - Commentaires [0]

23 novembre 2009

Attentes

Bonjour,

Des nouvelles des nouvelles..., nous faisons les morts et des réclamations se font entendre. Certes nous écrivons peu ces temps-ci, pour la simple et bonne raison que nous ne vivons ni d'événements exceptionnels ni de grands changements dignes d'intérêts. J'hésite encore, pour qualifier notre séjour ici entre les mots "routine" ou "attente".

Routine du boulot pour Sophie, qui ne s'entend pas avec son nouveau chef hiérarchique plutôt "pinailleur" et "stressé/stressant".

Attente de rentrer en France pour quitter cette ville à laquelle on s'habitue sans s'y plaire. De tous nos séjours plus ou moins longs à l'étranger, c'est la première fois que nous avons hâte de quitter le pays, quotidiennement nous évoquons notre retour et les petits plaisirs que nous retrouverons en France. C'est aussi la première fois que notre moral est si instable, des funambules qu'un petit rien font plonger.
Attente évidemment amplifiée par l'arrivée du bébé dans 5 mois et demi.

Les contacts avec les Brésiliens restent difficiles, on a cependant sympathisé avec un couple qui a deux enfants ainsi qu'avec l'homme qui nous avait pris en stop lors de notre premier périple à São Jorge. Nous les voyons de temps en temps... cela fait peu d'amis brésiliens. Heureusement nous voyons plus régulièrement les Français de l'ambassade et nous organisons de temps en temps des petits dîners français à la maison.

Les événements culturels, surtout des projections de films en ce moment, apportent de l'intérêt à nos journées. Nous profitons aussi des réceptions organisées par l'ambassade, des conférences et des vernissages d'expositions. Les qualités sont variables et souvent l'image prime plus que le fond, nous ne nous sentons pas toujours à notre place dans ce milieu très '##ant' où il faut se montrer pour monter. Enfin c'est rigolo, mais pas pour nous, nous ne sommes pas assez sérieux pour nous prendre au sérieux.

Nous rêvons aussi du froid et de la grisaille que vous avez la chance d'avoir en France, nous avons de plus en plus de mal à supporter la chaleur et le soleil d'ici, surtout la future maman. La température avoisine souvent les 30°C.
Le temps s'écoule tout de même petit à petit, la fin approche.

Trois photos ici

Eloi

Posté par thibel147 à 13:24 - 2009 Brasilia - Commentaires [0]

16 octobre 2009

Week-end vélo

Les photos sont arrivées ici.

Nous venons de vivre un week-end comme il nous plait, trois jours aventureux, riches en émotions et en souvenirs, un week-end nous procurant un plus grand bien et effaçant Brasilia... le temps d'un week-end.

Petit résumé chronologique, je ne m'attarde pas dans les longueurs car ce n'est pas toujours digne d'intérêt :

Samedi matin : 6h levé, 7h bus, 13h arrivée à Alto Paraíso. Les vélos n'ont pas posé de problème cette fois.

Samedi 13h10 : Nous enfou
rchons les vélos, sous une pluie orageuse mais heureusement épisodique. Asphalte puis piste pour atteindre São Jorge à 35 km, paysage magnifique, les joies du vélo, des premiers soucis mécaniques, du vent, de la pluie et du soleil... en un mot la liberté et le bonheur. Heureux de retrouver ces sensations délaissées depuis notre périple de février.

Samedi environ 17h : On se pose dans un camping, le camping
ner apprécie de rencontrer deux jeunes français, à vélo, qui causent de camper en hamac.

Nuit de
samedi à dimanche : Première nuit à deux dans le hamac, ça passe mais on a vu mieux. L'idéal, expérimenté la nuit suivante : deux hamacs superposés et une bâche au-dessus du tout, mais là j'anticipe.

Dimanche matin : Après le démontage rapide
du campement, et oui quand on a que 7kg pour deux ça se range vite, direction Vale da Lua site très, trop, réputé. Heureusement que nous avons apprécié la marche d'approche, avec les special raccourcis, et que nous sommes arrivés de bonne heure. Une heure plus tard les beaufs arrivaient à la plage comme sur la côte d'Azur. Beauf, c'est dur et moche mais tellement exact... Bah oui l'autre accès, en voiture, est plus rapide. Les cars n'avaient pas encore pointé leur capot, mais il en fallait peu pour se les imaginer.

Dimanche midi : Retour au camping, rep
as et sieste bien mérité... On a quand même pédalé.

Dimanche après-midi : Vélo vers le haut, marche à pied dans un lieu totalement perdu et splendide, fin de journée, lumière caressante, quel bonheur après la chaleur de la journée.

Dimanche la nuit : Un hamac chacun, le pied, et c'est validé pour les prochain
s voyages. Nous validons aussi les paniers à l'avant des vélos, bien plus pratiques que les porte-bagages, validée la bâche, validé mon sac à dos de 20 L, validés mes essais nourriture maison (confiture d'arachide, pâte d'amande et biscottes) légers et énergétiques, mais pas validés les granules de soja, ainsi que le hamac pour deux. De nombreux progrès, en poids, volume et rangement, par rapport à février.

Lund
i matin : retour vers Alto Paraíso, réparation d'un pneu d'un cycliste peu prévoyant, nos rustines auront fait un heureux.

Lundi 12h : Arriv
ée à la gare routière, j'oubliait c'est un jour férié donc moins de bus, et bus plus rempli.

Lundi 15h : Enfin un bus pour
Brasilia avec de la place pour nous... mais pas pour les vélos, les soutes sont pleines. On s'échauffe un peu avec le c## de commis mais rien à faire. Pourtant je pense que ça rentrait.

Lundi 16h00 : Nous voil
à beaux à tendre le pousse, nos vélos à nos côtés. Dans la région les 4*4 et pick-up pullulent, on tente notre chance en stop. Malheureusement les promeneurs en grosses voitures prennent rarement les auto-stoppeurs, aller savoir pourquoi ?

Lundi 17h : Un petit 4*4, digne d'un bâcher malien 'France au-revoir', de 1984, nous prend, les vélo
s sur le toit, en route. On s'entend bien avec le chauffeur, un type revenant du désert à dix heures de route, dessinateur pour un journal, habitant Brasilla depuis 34 ans.

Lundi soir : La maison, fatigué
s et heureux avec plein de souvenirs dans la tête.

Pas trop long ?

Envie de repartir à bicyclette, en camping avec quelques kilos, mais on attendra sûrement la France vous savez sûrement pourquoi. Les projets Anger-Paris, Anger-Nantes, Nantes-Toulouse par Borrèze n'attendent qu'à mûrir.

Posté par thibel147 à 21:48 - 2009 Brasilia - Commentaires [0]

08 octobre 2009

Cavalcante

Trois jours à quelques 350 km de Brasilia, la porte d'à côté pour ce pays-continent.
Trois jours sans ma Sophie, en court séjour dans notre pays d'origine.
Trois jours de nature indescriptible ; ici la force brute des éléments se dégage dans toute sa splendeur, vous coupe le souffle et vous renvoie à ce que vous êtes : bien petit, pas grand chose.
Trois jours de cascades, de forêt, de cerrado (savane du plateau latino-américain) de marche à pied et de vie dans une mini-ville, qui, dans la tête, effacent en un instant Brasilia, son opposée. 
Trois jours, seulement, qui en laisseront pourtant de nombreux souvenirs, et qui m'ont apporté une grande bouffée d'air...
dur dur le retour et pourtant... n'y aurait-il pas un petit côté attirant dégagé par cette ville, Brasilia, inhumaine??? ... Je ne l'affirme pas encore, mon séjour manque de durée, mais d'autres, avec plus de recul, nous le font savoir. Est-ce la forteresse du Désert des Tartares des temps modernes ???

Voila pour ce court séjour, ce grand bol de vie. Nous repartons, ensemble, pour un week-end de trois jours, dans la même région, avec nos vélos cette fois. Car rien de mieux que le vélo pour se déplacer et voyager.

Des photos ici et un peu ici

Posté par thibel147 à 16:49 - 2009 Brasilia - Commentaires [0]

21 septembre 2009

Brasilia côtés positifs

Deux mois, deux mois déjà, deux mois seulement...

Les côtés désagréables de cette ville, décrits précédemment, selon la déformation de mon point de vue, restent toujours présents voir amplifiés par la routine quotidienne, en particulier la place royale dédiée à la sacro-sainte de Brasilia, pas besoin de la citer. Fi de ce désastre écologique et humain voyons aujourd'hui les cotés positifs, finalement longs à découvrir sous ce merdier d'inhumanité aseptisée, mais néanmoins présents et permettant à mon moral de rester plus souvent à la surface que dans les profondeurs.

Les nombreux espaces verts bordant les axes routiers, nous permettent à nous petits piétons-cyclistes, de nous mouvoir facilement et agréablement. Certes notre vitesse est loin d'être optimisée, mais croyant en l'utopie de la lenteur, cela n'a que peu d'importance. Par contre l'ombrage et la fraîcheur de la végétation, le calme, la vue d'autres êtres humains vivants et non en boîte, avec des regards et des sourires valent toutes les vitesses du monde... mais pour cela il faut forcément habiter Brasilia sans voiture et là il faut, au début, s'accrocher sérieusement.

Les arbres fruitiers présents dans toute la ville enchantent nos papilles lors de nos déplacements. Tiens ! un avocat par-ci, une papaye par-là, des mûres là-haut (mûrier) et les mangues goûteuses et juteuses vont bientôt pulluler. Pourquoi en France ne trouve-t-on pas de fraisiers au milieu des ronds-points, des cerisiers le long des avenues, des pommiers, châtaigners... des haies de framboisiers ?

Les variés, originaux et délicieux fruits que nous mangeons quotidiennement classent la nourriture de cette ville largement dans le positif. Les mangues goûteuses comme jamais, les papayes, les pommes-cannelle au goût vanillé sucré très apprécié, les ananas, les dizaines de variétés de bananes, les maracujas, acais, cajus et une foultitude de jus de fruits inconnus chez nous plus ou moins « interesting ».

La base de notre nourriture, riz, haricot, patate douce, farine de manioc, et tous types de légumes est appréciable et relevée par l'excellent pain au levain naturel pétri de mes mains. Ce même pain qui est aussi fort apprécié par les quelques français privilégiés qui ont eu la chance d'y goûter et qui sont par la suite devenus mes premiers clients. Jean-Louis et Japy attendez un peu, bientôt vous pourrez vous reconvertir et devenir mes petites mains :)

Les nombreux centres culturels nous offrent le loisir de spectacles variés, gratuits ou bon marché et de qualité : pièces de théâtre, concerts classiques, concerts moins classiques, cirque, cinéma... Nous profitons largement de cette offre riche et accessible.

Je profite des conférences et tables rondes sur des thèmes divers, allant de l'urbanisme de Brasilia, sujet qui m'est chère, à la culture dédiée à la petite enfance, en passant par l'apprentissage des langues étrangères... Ces évènements, organisés par différents organismes tel que les banques, ambassades ou groupes d'assurance, sont passionnants et remplissent quelques unes de mes journées.

Le milieu français expat, bien que particulier et peu à notre goût, nous permet de sympathiser avec quelques Français, ce qui nous fait un bien fou dans cette ville où les contacts approfondis avec les Brésiliens sont compliqués.

Allez un peu de critique négative, sinon vous n'allez pas me reconnaître. Comme je le dis les contacts avec les Brésiliens de Brasilia restent superficiels pour la plupart, exception faite des personnes barrées comme nous, fans de bicyclette, que nous rencontrons aux bicicletadas. La peur de l'autre et du dehors, l'autosuffisance, l'importance de son image physique, de ses fringues, de sa caisse, de ses crédits, l'individualisme lié au tout voiture et à ce monde encore plus consumériste qu'en France, l'importance de sa carrière pour les 90 % de bureaucrates qui vivent ici... pour le fric, tout cela rend rares les gestes simples et humains d'amitié.
Sans compter sur la politique de la ville, qui s'efforce  d'éjecter du plan pilote toute la classe populaire. Elles pourraient donner un peu de vie au cœur de Brasilia, avec, certes ses problèmes mais surtout ses enfants, ses marchés, ses souks, ses bordels, ses cris, ses joies, ses folies, ses artistes... ses humains qui vivent et meurent et non ces « télé en haut, cravate au milieu, voiture en bas » qui ne vivent mais finissent par mourir quand même.

On a donc quand même hâte de rentrer en France.

Quelques photos ici et ici

Eloi

Posté par thibel147 à 15:17 - 2009 Brasilia - Commentaires [0]

06 août 2009

Nos premières habitudes

N'ayant pas de connexion dans notre appartement, les e-mails personnels seront plus rares.

Nous nous acclimatons finalement assez rapidement à Brasilia, surtout depuis que nous avons emménagé dans notre petit appartement meublé de 30 m², à 10 minutes à vélo de l'ambassade. Nous avons fini d'équiper notre cuisine et la production de pain reprend. Nous nous sommes mis à la nourriture brésilienne, riz, haricot sec, farine de manioc, patate douce pour les féculents ; avocat, tomate, courgette, aubergine, concombre pour les légumes ; banane, mangue, papaye, fruit de la passion, pomme cannelle, ananas, orange pour les fruits et enfin maté, noix de coco, citron vert, Cachaça, et plein de jus pour les boissons. On s'est fait plaisir avec une tablette de chocolat noir pour l'anniversaire de Sophie :) Malheureusement il n'y a pas de petit marché proche, donc nous nous approvisionnons au Carrefour... un peu dur à accepter quand on est au Brésil, que l'on vient de France et qu'on ne mettait jamais les pieds dans un supermarché... mais bon c'est Brasilia.

Nous sommes pour le moment ravis de notre choix de vie, à vélo, dans le plan pilote. Nous faisons des envieux auprès des autres Français de l'ambassade. Beaucoup se plaignent de ne pas profiter du dehors, de ne faire que de la voiture, de trouver que cette ville manque de charme et de ne pas avoir de jardin... Nous, nous prenons l'air à tous nos déplacements, le jardin ne nous manque pas du tout, nous profitons des espaces verts entre les immeubles, nous voyons des gens marcher, jouer, courir, faire du vélo, la ville nous semble donc un peu plus vivante.

Depuis notre déménagement nous sommes souvent sortis pour différentes activités. Découverte des bars pour Sophie, cinéma dans le cadre de la semaine du ciné français à Brasilia, Bicicletada (masse critique) avec des personnes très sympas.

Nous avons aussi trouvé un groupe de jonglage et vu un petit spectacle de jonglage (une trentaine de spectateurs), le truc fait à l'arrache à peine préparé, mais un niveau impressionnant. Largement supérieur au club de l'Université de Faro et même à tous les jongleurs de Villeneuve que nous avons rencontrés :)
Surtout des massues, des figures complexes sur girafe (monocycle très haut), passing à trois sur deux girafes et un monocycle... Le tout sans faute devant du public.
Nous serons de bons débutants dans ce groupe.

Posté par thibel147 à 15:28 - 2009 Brasilia - Commentaires [0]

28 juillet 2009

Pessimiste Optimiste

Une semaine pour Sophie, un peu plus pour moi... Ca va déjà mieux, les avis très pessimistes des autres français rencontrés sont dépassés. On a même fait la connaissance de deux couples de français très sympas avec qui ça passe beaucoup mieux, on a beaucoup plus partagé.

Oui cette ville est excessivement tournée vers la voiture, mais non ce n'est pas impossible ni impensable de vivre ici sans voiture, je suis de plus en plus optimiste sur la question. Il faut savoir ce que l'on veut, écouter d'accord, mais aller expérimenter par soi-même et se faire sa propre idée. De plus la vie sans voiture est ici plus qu'ailleurs complètement différente de la vie avec voiture. Nous ne voyons pas la même ville. D'un côté ce sera une ville d'autoroutes quand de l'autre ce sera une ville d'espaces verts. (photos de la ville)
Nous attendons quand même la saison des pluies pour voir comment s'organiser. On nous a déjà prévenu qu'il pleuvrait au moins trois semaines sans interruption !!!! ... mais bien sûr, autant qu'il faut au minimum trois semaines de recherche pour trouver un logement... foutaise en cinq jours c'était réglé pour nous.

Hé oui nous avons notre petit logement et emménageons en fin de semaine.

Oui c'est pénible et cher mais non ça ne met pas forcément une éternité. Ce fut rapide car nous savions (déjà en France) ce que nous voulions :

- priorité une, à 15 minutes à vélo du lieu de travail de Sophie et plus ou moins au centre de la ville. Chose faite nous habitons ici.
- deuxième priorité : meublé
-Correct
-Au prix du marché, (c'est-à-dire très cher car la ville, remplie de fonctionnaires très bien payés, est excessivement chère).

-Et le reste au mieux évidemment mais on ne sera pas difficile.

Notre technique de recherche consistait à aller faire le tour des portiers des immeubles correspondant au quartier choisi, négocier qu'ils nous fassent visiter quand ceux-ci étaient rétissants. Le fait d'être à pied ou à vélo facilite les choses, tout le monde est plus coopérant.
"- les clefs, je ne les ai pas, il faut voir avec l'agence.
- celle qui est à l'autre bout de la ville ?
- oui
- Trop loin, nous sommes à pied/vélo, c'est pas grave on laisse tomber celui-là
- ....
- Chao
- bon attendez.... je vous le montre quand même ... mais chutt ne dîtes rien au proprio
- obrigado :)"

Et oui on nous avait dit qu'il fallait sans cesse faire l'aller et retour entre les agences et les appartements. Quand on a une voiture oui, pas à vélo... Encore une fois le vélo prouve son excellence fasse à la voiture toujours plus lente. :)

Vendredi soir, dernier du mois, nous allons participer à la bicicletada de Brasilia (masse critique). Je pense qu'il n'y aura que quelques personnes, mais ça fera déjà deux de plus avec nous (ah oui on a déjà acheté un deuxième vélo, et une clef de 13 pour le régler).

Heureux de quitter cette prison dorée, et d'aller vivre nos valeurs dans notre trou, heureux de pouvoir réellement envisager une vie vélorutionnaire à Brasilia (je sais j'insiste et je suis tétu, mais si l'on ne peut pas vivre ces valeurs, autant partir) et heureux d'être maintenant si bien situés, peut-être même à côté d'un centre culturel où l'on pourra s'entraîner aux activités circussiennes.

Posté par thibel147 à 23:04 - 2009 Brasilia - Commentaires [0]

22 juillet 2009

Premiers pas dans Brasilia

Une mini semaine s'est écoulée depuis mon premier pas dans cette cidade muito estranha, cette ville conçue pour un objet qui, comme piéton pro-vélo, ne me tient pas à coeur, la voiture grande reine de Brasilia.
Usant habituellement d'un moyen alternatif de locomotion, sans repère, les premiers jours ne m'enchantaient guère. Les discours pessimistes m'avaient enlevé tout espoir de vivre facilement mes idéaux d'une vie citadine : petit marché, bicyclette, commerce de proximité, espaces verts, lieux de rencontre....

Fi de l'avis d'autrui, dès mon troisième jour je me suis acheté une Voit... un ...Vélo !
Tout beau (violet-rose) et pas neuf du tout, mais en très bon état. Et depuis je me sens libre et soulagé de pouvoir atteindre, en 1 heure, la plus grande partie de la ville.
Il faut vraiment venir pour comprendre le terme de Voiture reine de Brasilia, quelques exemples toutefois :
Du quartier où je suis, pour aller de l'autre côte de l'eau (voir carte de "lago sul" à "asa sul"), il y a un pont d'environ 1,5 km, constitué de trois voies de chaussées réservées aux voitures et moins d'un mètre de chaque côté pour les piétons sur un rebord défoncé... les vélos se démerdent.
Plusieurs deux fois deux, trois quatre ou cinq voies traversent la ville et sont de véritables obstacles aux autres usages de l'espace publique. On ne peut passer, mais on doit bien passer, donc on passe en traversant au petit bonheur la chance.

La distance entre chaque mini quartier, qui sont vivants, praticables à pied, de vrais lieux de vie, représente la plus grosse difficulté pour s'adapter à cette ville. C'est comme si un bout de voie dans les autres villes réservées aux périphéries venait entourer chaque quartier de la ville.

Deuxième partie,
Finalement même si les repères sont difficiles à prendre, si on a du mal à se sentir en ville, qu'on appréhende notre future vie ici bien plus que dans une autre ville forcément plus humaine, j'ai quand même senti que cette ville était abordable, vivable et pouvait même être agréable.

Des connaissances sont nécessaires, Emilie la personne avec qui j'habite pour le moment m'a fait découvrir quelques bars de samba plein de chaleur humaine contrastant avec ces monumentaux axes routiers, inhumains, caractéristiques de la ville.
Nous avons même, avec trente cinq mille personnes, défilé pour la gay-pride. Étrange sensation avec les alentours, la gay-pride à la Défense si l'on veut une image.

Nous sommes aussi partis pour la plus haute cascade (facile d'accès) du Brésil, à 150 km. J'ai du mal à supporter le côté colo française de l'expédition, mais cela en valait vraiment le coup. J'ai surtout vu, à travers les vitres de la voiture une multitude d'endroits que nous pourrons vivre en amoureux en prenant un bus depuis Brasilia et en campant une ou deux nuits dans cette savane latino-américaine et dans ces villes vraiment brésiliennes. Voire de les parcourir à vélo. De beaux projets qui me donnent envie de rester ici.

Je ne peux critiquer la nourriture et surtout les délicieux fruits bon marché : papaye et avocat du jardin, fruit de la passion, agua de coco verde, banane, mangue, ananas; caipirinha....
C'est très appréciable.

Il nous faudra encore du temps pour pleinement apprécier cette ville, et rencontrer plus d'amis brésiliens, plus proches de nos valeurs, que les autres expatriés. L'appui et les conseils de Francais déjà présents restent toutefois primordiaux pour vivre cette ville.

Sophie à l'ambassade pour sa première journée

eloi

Posté par thibel147 à 16:00 - 2009 Brasilia - Commentaires [0]

16 juillet 2009

mariage d'Amaia et Romain

Amaia et mon frère Romain se sont mariés ce week-end à Bilbao ! Vous pouvez voir des photos de cette très belle fête en cliquant ici.
Merci à eux pour ces festivités chaleureuses et leur accueil !

Posté par phophienoisette à 11:34 - Commentaires [0]

22 juin 2009

Grandes étapes dans nos vies

Nous avons quitté Villeneuve-sur-Lot il y a bientôt un mois, laissant derrière nous des amis proches avec lesquelles nous avons beaucoup partagé et appris pendant cette année et demie. Nous laissons un peu de nous-même là-bas, dans cette agréable ville qui a su nous satisfaire et nous ravir. Nous partons sans regret du sud-ouest, avec de nombreux souvenirs, pour rejoindre l'autre bout du monde où Sophie a trouvé un poste en tant que volontaire internationale en administration (VIA) à l'ambassade de Brasília au Brésil.

Une page se tourne, mais ne s'oublie pas, une vierge qui reste à vivre nous attend pour cette nouvelle étape que nous espérons tout autant enrichissante. Nous continuons notre petit chemin vers l'étranger, l'appel de l'inconnu, d'une nouvelle culture, d'autres découvertes seront nous l'espérons le fruit de cet effort. Car comme nous l'avons déjà dit le voyage et la vie à l'étranger font toujours rêver mais il est toujours plus facile de rester dans ses habitudes rassurantes plutôt que de quitter les amis, la famille, ses attaches pour s'adapter à l'inconnu.

Un autre événement. Nous nous sommes mariés le 9 juin 2009. Nous partons plus qu'amoureux pour le Brésil. Voici les quelques photos de ce mariage légèrement précipité par les événements mais qui n'en garde pas moins tout sont sens.

 

Nous remercions encore tous les amis de Villeneuve pour leur sympathie, leur serviabilité, leurs discussions et leurs idées, leur mode de vie, leur présence....

Posté par thibel147 à 12:09 - 2009 Brasilia - Commentaires [0]

08 mars 2009

Villeneuve-sur-lot Grasse à Vélo (et un peu plus ...)

Villeneuve-sur-Lot, nous voici de retour, heureux et enchantés d'avoir accompli ce périple à vélo de plus de 1400 km, parcourant le sud de ce pays si riche en couleurs.
L'itinéraire suivi est sur cette carte, nos étapes aussi.

Agrandir le plan

Pour ceux qui voudraient plus ou moins s'en inspirer, je ne dirais qu'une chose : après Agde, évitez l'acharnement en direction de Sète, oubliez cette ville de malheur et passez par l'ouest de l'étang de Thau.
Pour ceux, curieux, qui souhaitent plus d'informations sur l'itinéraire, sur notre périple au jour le jour, cliquez ici ; texte_vélo ou thibel147@laposte.net

Et pour ceux qui veulent connaître nos impressions pendant et après coup, les événements les plus marquants, le bilan, et qui ont une légère envie, inavouée ou pleinement assumée de se laisser séduire par un tel voyage, vous pouvez lire ce qui suit puis enfourcher vos bicyclettes, tandems, monocycles ou trottinettes et décoller de chez vous. Bon voyage.

Globalement, si une chose était à retenir : nous avons adoré ce voyage avec ce mode de transport et nous recommencerons pour d'autres destinations. 
Aujourd'hui, après avoir pédalé ces 1425 kilomètres, 100 km à vélo ne nous font plus peur. Nous pensons que ce voyage aura éveillé en nous l'envie de se lancer plus fréquemment dans des mini-périples sur un weekend ou quelques jours, simplement pour rendre visite à de la famille ou des amis. Le vélo nous apparaît désormais comme un moyen de locomotion à part entière, agréable, économique, rapide et cependant assez lent (voir la suite), pour les mi-distances (30 à 300 km) et plus uniquement pour les courts trajets quotidiens.

Prendre son temps et profiter du voyage. C'est toute la richesse de ces modes de déplacements lents, par rapport aux autres, plus rapides, qui vous catapultent quelque part sans pouvoir vivre les différentes régions aperçues derrière le hublot, autrement qu'au traditionnel arrêt pipi. Si l'on veux vivre un voyage, il faut prendre son temps, a contrario si l'on préfère aller voir un ami, un lieu, faîtes comme bon vous semble, roulez pressement mais :

"Tu perds ton temps, à l'économiser !
Tu perds ta vie en cherchant à la gagner "
(Casse La Fatigue, Babylon Circus)

Vivre ce voyage signifie observer les changements et la beauté des paysages, subir les aléas climatiques, l'état des routes et chemins, apprécier les bruits, les odeurs, tout ce qui s'avère inaccessible en voiture ou en train. Enfin ce périple nous a offert la chance de rencontrer beaucoup d'hommes lors des étapes ou sur la route, de partager vécu, idées et modes de vie différents ou simplement un bon repas.

Vivre un voyage c'est comme un exquis repas, personne ne se presse pour finir son assiette car ce n'est pas seulement le café à la fin du repas qui est agréable, c'est chaque bouchée de l'apéritif au digestif qui se savoure.

Lors de ce voyage à vélo, atteindre un village, un point de vue, un col ou un lac, procure une satisfaction approchant celle du randonneur ou du grimpeur qui atteint le sommet, rien à voir donc avec le plaisir futile d'observer la vue lorsqu'un moyen motorisé vous a subtilisé tout effort et toute satisfaction.

La seule plaie du voyage à vélo, vous vous en doutez, c'est la voiture, bruyante, polluante et surtout qui se ressent comme une forte agression pour le cycliste (je ne dis pas que c'est volontaire de la part de l'automobile). Pourquoi évitons-nous à tout prix les routes rouges ou jaunes? Pourquoi cette peur des voitures qui peut vous paraître infondée? Un semblant de réponse toute simple : vous avez déjà sûrement eu l'occasion de marcher à pied le long d'une Nationale, en vélo c'est la même impression que nous ressentons. Heureusement il existe les petites routes blanches, visitant le pays par de nombreux détours.

Enfin, pour notre prochain voyage nous essayerons d'être encore plus légers : aujourd'hui 8kg sur le vélo, demain peut-être 5 en suivant la piste du hamac. Nous sommes vraiment satisfaits du choix du matériel emporté, nous avons eu très peu de surplus et un confort de bivouac tout à fait correct. Le réchaud cannette est une petite merveille qui nous servait quotidiennement. Nous progressons dans la démarche du CUL.

 

Posté par thibel147 à 19:53 - 2 Cyclo-camping - Commentaires [0]

30 janvier 2009

Projet velo, préparatif

Les fêtes de fin d'année sont terminées, de retour à Villeneuve-sur-Lot, le TOEIC et donc le diplôme en poche, une question se pose : Que faisons-nous ?
L'embauche de Sophie se fait timide, incertaine et non immédiate. Quant à ma motivation pour le travail...  20000 miles sous les mers. Les trois sous que gagnent Sophie avec ses cours nous suffisent.

Un an à Villeneuve-sur-Lot, nous nous y plaisons merveilleusement, mais une petite envie de prendre la route pointe son  nez. Le voyage ne nous a pas quitté, le départ nous tente, alors pourquoi rester ? Nous n'avons pas beaucoup de réserve financière, mais du temps, le voyage ne se nourrit pas d'argent (le tourisme peut-être). D'après notre expérience nous ne dépensons jamais plus en partant, au contraire.

Alors c'est parti.... Oui, mais où ?

L'Amérique du Sud nous attire, mais petit hic sur les prix des billets. Et puis j'ai envie de voyager depuis ici et non d'être catapulté dans un autre pays en quelques heures d'avion. Le voyage compte d'autant plus que le but, alors vivons un voyage.

L'Italie s'est présentée comme une destination idéale. Sophie y a de la famille, ses origines y remontent, nous ne parlons pas la langue (donc une nouvelle à apprendre), proche de la France et de plus nous avons tous les deux beaucoup de famille sur le trajet.

La destination retenue, quel moyen de transport ?

A pied : On a du temps, mais pas illimité non plus, et puis la marche ce n'est pas trop notre truc.
L'auto-stop : déjà expérimenté, tentant mais vraiment galère surtout en périphérie des grandes villes et nous allons en traverser plusieurs.
Les transports en commun : En France nous nous déplaçons habituellement par ce moyen alors ce n'est pas très dépaysant, assez cher et pas très tripant. A l'étranger avec plaisir.
Les animaux : Nous n'en avons pas, et n'en avons jamais monté.
La trottinette : Oui pourquoi pas mais bon, le vélo c'est quand même plus rapide.
Le vélo : Nos deux bicyclettes que nous utilisons quotidiennement pourront bien nous accompagner pour ce périple, rapide, bon marché car déjà équipés, et puis VIVE le VÉLO.

Ah oui j'oubliais, un moyen de transport complètement désuet qui ne nous a pas traversé la tête : La voiture.... :) arrêtez soyons sérieux.

Donc récapitulons, nous deux sur deux vélos direction Agen, puis le canal latéral de la Garonne jusqu'à Montauban, Toulouse, puis le canal du Midi vers Carcassonne, Béziers, nous continuerons pour atteindre Montpellier, la Camargue, Marseille, Toulon, Nice, puis enfin l'Italie si l'abandon ne nous a pas encore rattrapé. Dans les projets les plus fous nous nous voyons descendre la botte italienne et partir en bateau vers la Grèce, l'Afrique ou la Sicile. Les rêves et l'utopie sont comme l'horizon sur la mer, on ne l'atteint jamais mais il nous fait avancer.
Durée estimée, à peu près 2 mois

Depuis un petit mois nous préparons ce périple cyclo-campingsauvagesque-famille. Évidemment en version légère, voir ici, nous espérons pouvoir maintenir nos bagages sous la barre des 10 kg chacun (hors eau et nourriture).

Quelques investissements inévitables, tels que les duvets, tissu, cycliste, chaussures... pour un total autour de 250 euro pour deux. Et surtout beaucoup de fait maison, en particulier de la couture, de la couture et encore de la couture.
Outre l'habillement habituel de voyage (très rationné, on lavera souvent) et les quelques éléments vitaux ou/et indispensables : cordelette, morceaux de chambre à air, couverture de survie, kit de nourriture de survie, carnet, bic...

Nous avons dans les nouveautés spéciales camping à vélo :
-Quatre sacs étanches maison, construits à partir d'un pantalon en ciré XXL (emmaüs).
-Un porte protège carte routière maison.
-Des protège-chaussures maison.
-Un réchaud-cannette "lien"
-Poncho
-Une tente (2,5 kg) que nous avons allégé en optimisant le rangement, les sardines et les piquets. On peut faire beaucoup mieux avec les "tarp" mais les abris à cette saison ne nous tentaient pas.
-Duvet neuf 900g mais pas très chaud. On a la parade en  cas de grand froid. On se mettra à deux dans un seul duvet et l'autre duvet servira de couverture supplémentaire. Idée en cours d'essai :)
-Le matériel de réparation des vélos se limitera à un mini kit de réparation en cas de crevaison et une pompe et ... c'est tout. En cas de besoin on ne sera jamais bien loin d'une ville ou d'un village.

Pour nos premières étapes nous dormirons chez des amis ou de la famille, par la suite camping à l'arrache, sauvage ou dans des fermes... on verra bien.

L'itinéraire simple au début avec les deux canaux se compliquera par la suite mais après un premier coup d'œil ça passera bien sans trop avoir à affronter la circulation.

Question météo, nous croisons les doigts pour passer entre les gouttes, la neige et le fort vent, mais en février on se met surtout les doigts dans l'œil là. De toute façon nous ne sommes pas en sucre.
Le froid nous effraye légèrement plus, on pédalera cela nous réchauffera ou sinon on pourra toujours se faire de gros calinous.

Les préparatifs se terminent, premier essai des vélos chargés samedi et départ en début de semaine prochaine.

Soyons fous, vivons nos rêves

Posté par thibel147 à 14:29 - 2 Cyclo-camping - Commentaires [0]

10 décembre 2008

D'excellents livres pour 2009

Voici une sélection des meilleurs livres que j'ai lu depuis que nous sommes arrivés à Villeneuve. Ces classiques sortent du lot et je les ai particulièrement apprécié.

Voyage au bout de la nuit
de Céline. Noir, écriture indescriptible, un chef-d'œuvre qui ne s'oublie pas

L'enfant Peul
d'Amadou Hampaté Bâ et la suite de ses mémoires. Indispensable si l'on souhaite comprendre et s'ouvrir au monde de l'Afrique et surtout du Mali, sa culture, ses traditions, leurs points de vue sur la colonisation, de nombreuses différences culturelles qui sont encore aujourd'hui sources de conflits et d'incompréhension.

Quatre Voyages en A.E.F
. de Victoria. Un livre de ma famille, introuvable car édité en une vingtaine d'exemplaires. Une autre approche de l'Afrique Equatoriale Française à la même époque. Le point de vue des colons, témoignage d'une institutrice qui contraste fortement avec la vision d'Hampaté Bâ.

Les frères Karamazov
, L'Idiot et Crime et Châtiment de Dostoïevski, deux monuments de la littérature russe qu'on ne présente plus. J'adore cette écriture, la profondeur des personnalités...

Posté par thibel147 à 13:45 - Livres coups de coeur - Commentaires [0]